Document d'enregistrement universel 2025
Gouvernement d’entreprise 02 Contrôle interne et risques
RISQUES DE MARCHÉ Multiples des transactions
Excès de trésorerie Suite à la réalisation de plusieurs cessions dans de très bonnes conditions, l’IDI pourrait se retrouver en situation de recevoir de très importantes remontées de cash qui pourraient l’amener à disposer d’un montant de trésorerie significatif. Au 31 décembre 2025, la trésorerie de l’IDI augmentée des actifs liquides s’élevait à 207 millions d’euros, soit 28 % de l’ANR 2025 contre 253 millions d’euros au 31 décembre 2024, représentant 35 % de l’ANR 2024. La maximisation de la performance de la Société passe par un niveau d’investissement le plus élevé possible. Par conséquent, si une proportion significative de son actif net devait être constituée de liquidité, cela diluerait sa performance. Étant donné que la performance de la Société dépend notamment de sa capacité à avoir le niveau de capitaux investis le plus élevé possible, elle pourrait être diluée par un montant de liquidité excessif détenu au sein des actifs. Mesures de gestion du risque L’IDI a toujours fait en sorte que sa trésorerie soit placée dans les meilleures conditions. En fonction des prévisions établies pour le court et le moyen terme, cette dernière est placée sur différents supports de manière à optimiser les retours. RISQUES LIÉS AUX HOMMES ET FEMMES CLÉS Départ, indisponibilité prolongée ou décès des membres des équipes de direction et d’investissement de l’IDI La performance de l’IDI dépend en grande partie de la capacité des personnes clés des équipes de direction et d’investissement de l’IDI à identifier et sélectionner les sociétés cibles en amont, à mener avec succès des acquisitions et à négocier des sorties dans les meilleures conditions possibles. L’expérience, la connaissance du marché et l’expertise sectorielle de ces personnes clés sont un atout majeur dans la réussite des opérations menées par l’IDI. Le départ, l’indisponibilité prolongée ou le décès de l’un d’entre eux pourrait donc avoir un effet défavorable sur l’activité et l’organisation de l’IDI. Cela pourrait également être le cas si le Président du Gérant cessait d’exercer ses fonctions. Mesures de gestion du risque La structure de l’équipe d’investissement tant en termes d’expérience que de taille limite les risques de perturbations liées à des départs éventuels. En particulier, deux partners ont rejoint le Comex en 2025 et trois recrutements ont été réalisés à plusieurs niveaux et avec des expertises complémentaires des profils existants. Par ailleurs, le caractère collégial des décisions d’investissement, de suivi des participations et de désinvestissement tend à limiter ce risque. Enfin, l’IDI fait de l’alignement des intérêts entre l’actionnaire, les équipes et le management de l’IDI, un facteur clé de la continuité des équipes dirigeantes et de la création de valeur, ceci notamment au travers de mécanisme de co-investissement sur les investissements et de deux plans d’actions gratuites votés en 2016 et plus récemment en 2023. Concernant le Gérant, un plan de succession a été élaboré et fait l’objet d’une présentation au Conseil de Surveillance sur une base annuelle (voir sa description page 55).
Les valorisations des sociétés du portefeuille de l’IDI sont en partie déterminées en fonction des multiples des sociétés cotées et des multiples des transactions privées récentes (indice Argos). Après plusieurs années de hausse continue, les multiples observés ont atteint un plus haut historique. U ne baisse a été amorcée en 2022, passant des 10,6x à 8,3x a u T4 2025 (- 21,7 %). Une nouvelle dégradation des multiples pourrait nuire à la valorisation des actifs du portefeuille de l’IDI, impactant ainsi l’attractivité du titre en Bourse. À long terme, la performance de l’IDI pourrait être obérée par des plus-values plus contenues lors des cessions de ses participations. Mesures de gestion du risque Les scénarios de création de valeur réalisés par les équipes d’investissement n’intègrent pas en général de hausse des multiples mais se basent principalement sur l’amélioration de la performance intrinsèque des sociétés acquises. Par ailleurs, si les multiples fournissent bien un élément de calcul de la juste valeur à une date donnée, la valeur de sortie des investissements repose sur des négociations de gré à gré, où la position stratégique des sociétés ou leur capacité à générer du cash-flow prend le pas sur les comparables, surtout dans le cas de l’IDI qui peut choisir le moment de la cession de ses participations et n’est pas soumise à des contraintes de durée de détention. La majeure partie du portefeuille de la Société est constituée d’opérations avec effet de levier (type LBO/LBI) consistant à acquérir une participation par l’intermédiaire d’une société holding, généralement dédiée à la détention de cette participation, au moyen d’un emprunt bancaire financé par les cash-flows nets (principalement dividendes) qui remonteront de la participation. Certaines de ces opérations comportent un effet de levier significatif. L’impact d’une hausse des taux d’intérêt serait très modéré sur les performances. Au niveau de l’IDI, elle se traduirait par un renchérissement du coût des lignes de crédit. Mesures de gestion du risque Les ratios d’endettement (dette globale/Ebitda LTM) sont très surveillés par les équipes d’investissement et maintenus à des niveaux prudents (cf. chiffres clés présentés pages 19 à 21 du présent document). Une partie significative des financements mis en place dans les sociétés holding (LBO) sont bullet (remboursement du capital au moment de la cession), ce qui allège considérablement le service de la dette pendant la phase de détention. Il est également important de noter que chacune des opérations de LBO étant indépendante des autres, les difficultés éventuelles rencontrées sur l’une n’ont aucun impact sur les autres. L’IDI ne recourt pas à l’endettement pour financer ses acquisitions. La Société dispose de crédits renouvelables qui peuvent être utilisés afin de faire face aux décalages de trésorerie entre les encaissements (cessions de participations) et les décaissements (acquisitions de participations). Ces crédits ont été consentis avec des niveaux de marges de l’ordre de 1,15 au-delà de l’EURIBOR 1, 6 ou 12 mois. RISQUES FINANCIERS Augmentation des taux d’intérêt
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