Document d'enregistrement universel 2025

Gouvernement d’entreprise Contrôle interne et risques

RISQUES OPÉRATIONNELS Impact de l’intelligence artificielle Le développement rapide de l’intelligence artificielle constitue une évolution structurelle aux conséquences importantes sur l’environnement économique et concurrentiel des sociétés du portefeuille de l’IDI. Ses effets peuvent se traduire par des risques de pression sur les prix, de banalisation de certaines offres ou d’évolution des standards de marché. À l’inverse, l’intelligence artificielle peut également constituer un levier d’opportunités en matière de productivité, d’innovation, de qualité de service et de prospection commerciale. Le développement rapide de l’IA pourrait avoir des conséquences, positives ou négatives selon l’exposition et le niveau de maturité de chaque participation, sur la performance et la liquidité du portefeuille de l’IDI. Mesures de gestion du risque L’IDI a mis en place des procédures de suivi des risques et opportunités que le développement de l’intelligence artificielle peut avoir sur les sociétés de son portefeuille. En outre, en collaboration avec l’IDI, plusieurs participations ont amorcé leur transition IA, à commencer par la définition d’une feuille de route, l’identification des cas d’usage les plus susceptibles de renforcer leur efficacité opérationnelle ou leur proposition de valeur, et le lancement de pilotes sur les sujets prioritaires. Impact du conflit au Moyen-Orient Le conflit au Moyen-Orient est susceptible d’avoir des conséquences sur certaines sociétés du portefeuille de l’IDI, principalement à travers les chaînes d’approvisionnement et les coûts de l’énergie. Les tensions géopolitiques peuvent entraîner des perturbations logistiques, des difficultés ponctuelles d’approvisionnement, ainsi qu’une hausse des coûts de transport, de certaines matières premières ou de l’énergie. Une aggravation durable de la situation pourrait avoir des conséquences sur le portefeuille de l’IDI en termes de pression sur les marges ou de ralentissement des calendriers d’exécution de certains projets. Mesures de gestion du risque L’IDI suit de façon continue les conséquences que le conflit peut avoir sur son portefeuille, et a accompagné plusieurs participations dans l’étude et la mise en œuvre de mesures d’atténuation du risque telles que la constitution de stocks de sécurité, la revue des risques fournisseurs, et la recherche de solutions de double approvisionnement. En outre, l’exposition du portefeuille apparaît globalement limitée ou indirecte, la majorité des participations ne présentant ni exposition géographique directe significative à la zone ni dépendance critique à une chaîne d’approvisionnement fortement concentrée. Une forte dégradation de la situation de plusieurs sociétés détenues au sein du portefeuille, se matérialisant par des performances réelles bien inférieures à celles du business plan , pourrait avoir un impact significatif : en effet, étant donné que la plupart des acquisitions sont réalisées sous forme de LBO, les sociétés ne seraient plus en mesure de servir la dette d’acquisition dans les conditions envisagées à l’origine, conduisant à une dépréciation significative de l’investissement, voire une perte totale. Cela pourrait également se traduire par un profit warning, avec un impact significatif sur le cours de Bourse d’IDI. Contre-performance des sociétés du portefeuille

Mesures de gestion du risque L’impact de la contre-performance d’une (de certaines) société(s) est néanmoins atténué par la diversification du portefeuille de l’IDI (une quinzaine de sociétés) et par le poids bien réparti dans chacune des participations dans l’ANR. Par ailleurs, la probabilité que ce risque se matérialise est atténuée par la connaissance approfondie qu’ont les équipes d’investissement des sociétés du portefeuille ainsi que par les due diligences menées avant l’investissement sur chacune des sociétés ciblées. Enfin, le ticket d’investissement s’inscrit dans une fourchette raisonnable (25 à 70 millions d’euros) par rapport à l’ANR (740 millions d’euros). L’IDI investit sur ses fonds propres et la trésorerie pour investir dépend principalement de sa capacité à récupérer, d’une part, les capitaux investis et, d’autre part, les éventuelles plus-values résultant de la cession totale ou partielle des participations que la Société détient. Il ne peut être garanti que les sociétés dans lesquelles l’IDI a ou aura investi pourront faire l’objet d’une cession. En cas de difficulté à céder ses investissements, tant en termes de délai que de conditions de prix, l’IDI pourrait être empêchée de mener à bien sa stratégie d’investissement et donc voir sa performance obérée. À terme, une diminution de la performance pourrait conduire les potentiels investisseurs à se désintéresser du titre IDI, avec un impact potentiel sur l’évolution de son cours de Bourse. Mesures de gestion du risque Pour chacun des investissements potentiels étudiés, les équipes d’investissement intègrent dans leur processus l’analyse des scénarios de sortie, ce qui minimise le risque d’absence de liquidité. La diversification sectorielle et géographique du portefeuille de l’IDI, ainsi que son exposition à différents millésimes d’acquisition, minimise également le risque d’absence de liquidité. Enfin, pour minimiser ce risque, l’IDI fait inclure, dans la mesure du possible, des clauses de sortie dans les pactes d’actionnaires qui stipulent par exemple que l’IDI a (i) un droit de sortie conjointe avec l’actionnaire de référence de la participation ou (ii) un droit de liquidité à compter d’une certaine date butoir. Capacité à investir La performance de l’IDI dépend principalement de sa capacité à identifier, sélectionner, acquérir et céder des participations en générant des plus-values significatives. Or, il existe un nombre croissant d’acteurs dans le private equity , et ce, en particulier sur les opérations auxquelles l’IDI s’intéresse, pour lesquelles la concurrence est de plus en plus forte. Ces acteurs ont pour certains une capacité financière supérieure à celle de l’IDI, leur permettant d’intervenir parfois pour les plus grosses opérations auxquelles l’IDI s’intéresse, avec un avantage concurrentiel. D’autres peuvent avoir des exigences de retour sur investissement moins élevées que celles de l’IDI, ce qui leur permet d’offrir aux vendeurs un prix supérieur pour le même investissement. Enfin, l’IDI est parfois plus exigeante sur les aspects de pactes d’actionnaires ou de gouvernance par rapport à ses concurrents, ce qui peut également conduire l’IDI à des pertes d’opportunités d’investissement. Si l’IDI se voyait durablement écarté par les vendeurs au profit de leurs concurrents, cela impacterait à terme la performance de l’IDI. Mesures de gestion du risque La qualité, la taille des équipes ainsi que la notoriété de l’IDI représentent des avantages compétitifs significatifs. Par ailleurs, l’IDI poursuit une double stratégie d’investissement : investissements directs et build up et essaye de se positionner également sur des deals primaires, non intermédiés permettant d’éviter un processus d’enchères trop disputées. Absence de liquidité des participations (désinvestissements)

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