DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021

5 COMPTES CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2021 Compte consolidés et annexes

Pour ces deux catégories d’actifs, les valeurs d’apports ont été retenues en consolidation pour les montants que présentaient ces actifs dans les comptes consolidés de l’ex CNCE retraités conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne. Concernant les autres opérations de structures ayant conduit à la création de Natixis, conformément à la norme IFRS 3, elles ont été traitées en consolidation selon la méthode de l’acquisition. Les écarts d’acquisition déterminés dans le cadre de l’opération de rapprochement précitée en date du 31 décembre2006 ont été traités comme suit : Écarts concernant les entités apportées Les apports étant comptabilisés à la valeur nette comptable IFRS, aucun écart d’évaluationn’a été constaté sur les différents éléments d’actifs et passifs apportés. En outre, l’écart entre le coût d’acquisition et la quote-part d’intérêt dans l’actif net des entités apportéesne représentepas une survaleur au sens d’IFRS 3, puisque le coût d’acquisitionprend en compte la valeur réelle des titres alors que les apports sont comptabilisés à la valeur nette comptable. Chacun des écarts constatés à ce titre a été affecté aux « Réserves consolidées ». À ce titre, 3 170 millions d’euros ont été imputés sur la prime d’émission au 31 décembre 2006. Écarts issus des autres opérations Les écarts d’acquisitionmis en évidence au travers de l’opération de rapprochement constitutive de Natixis représentent un montant de 484 millions d’euros qui se décompose de la façon suivante : 229 millions d’euros sur ex IAMG, 21 millions d’euros sur ex IXIS CIB et 8 millions d’euros sur ex Novacrédit, auxquels s’ajoutaient les écarts d’acquisition compris dans le poste « Participations dans les entreprisesmises en équivalence »soit 190 millionsd’euros pour les CCI Caisses d’Epargne et 36 millions d’euros pour les CCI Banques Populaires. Les écarts d’acquisition relatifs à ex IXIS CIB ont depuis lors été totalement dépréciés. Par ailleurs, compte tenu de la cession durant l’exercice 2013 des Certificats Coopératifs d’Investissement, les écarts d’acquisition qui y étaient attachés ne figurent plus au bilan consolidé. Autres écarts d’acquisition Au cours de l’exercice 2021, hors écarts de conversion (113 millions d’euros), les écarts d’acquisition ont diminué de - 205 millions d’euros (cf. note 7.13) . Tests de dépréciation L’ensemble des survaleurs a fait l’objet de tests de dépréciation, fondés sur la valeur d’utilité des unités génératrices de trésorerie (UGT) auxquelles elles sont rattachées. La détermination des valeurs d’utilité a reposé principalement sur l’actualisation de l’estimation des flux futurs des UGT (i.e. méthode Discounted Cash Flows (DCF)) tels qu’ils résultent des dernières prévisions de résultat des métiers réappréciées dans le contexte de la crise sanitaire. Au 31 décembre 2021, les hypothèses suivantes ont été utilisées : flux futurs estimés : données prévisionnelles issues des dernières V prévisionsde trajectoire pluriannuelle de résultat des métiers ; taux de croissance à l’infini : le taux à l’infini fixé à 2,5 % pour les V UGT Gestion d’actifs et de fortune et pour l’activitéM&A de la BGC, en raison des perspectivesde croissance soutenue de leur activité et de leur résilience dans le contexte de crise ; taux d’actualisation : utilisation d’un taux différencié par UGT : V 7,7 % pour la Gestion d’actifs et de fortune (7,6 % au 31 décembre 2020), 9,2 % pour la BGC (9,5 % au 31 décembre 2020).

Les données de marché sont désormais calculées sur une profondeur d’historique de 5 ans. Par ailleurs, et plus en détail, les taux d’actualisation ont été déterminésen prenant en compte pour les UGT Gestiond’actifs et de fortune et BGC, la moyenne de l’OAT 10 ans et US 10 ans, moyennées sur une profondeur de 5 ans. Une prime de risque calculée sur la base d’un échantillonde sociétés représentatives de l’UGT est ensuite ajoutée à ces taux, avec une moyenne sur une profondeur de 5 ans. Pour la BGC, le fait que les écarts d’acquisitionsoient exclusivement issus de l’activité M&A a conduit à réaliser l’exercice de valorisation sur le seul périmètre du M&A tout en enrichissant les méthodes de valorisation utilisées (approche multicritère incluant une approche DCF ainsi que des méthodes de valorisation par multiples boursiers et de transactions comparables) dans la continuité de l’exercice précédent. Concernant les métiers Assurances et Paiements, classés en activités destinées à être cédées (cf. note 2.6) , un test de dépréciationa été réalisé au 31 décembrequi a consisté à comparer la juste valeur d’apport et la valeur comptable (retraitée des capitaux propres recyclables). Ces tests n’ont conduit à constater aucune dépréciation au 31 décembre 2021. Une augmentation de 50 bp des taux d’actualisation (hypothèse basée sur la variabilitéannuellehistoriqueobservéesur un an à partir des données historiques 2012-2020) associée à une diminution de 50 bp des taux de croissance à l’infini contribuerait à minorer la valeur d’utilité des UGT de : - 14 % pour l’UGT Gestion d’actifs et de fortune ; V - 13 % pour l’UGT Banque de grande clientèle (sur l’activité de V M&A), et ne conduirait pas à constater de dépréciation de ces UGT. La sensibilité aux hypothèses clés n’affecte pas de façon significative la valeur recouvrable des UGT : pour la Gestion d’actifs et de fortune, une baisse de 10 % des V marchés « actions » (baisse uniforme sur l’ensemble des années) engendrerait un impact négatif limité à - 10 % sur la valeur recouvrable de l’UGT et n’amènerait pas à constater de dépréciation ; pour l’UGT Banque de grande clientèle (sur l’activité de M&A), V la sensibilité au dollar aurait un impact non significatif sur la valeur recouvrable et n’amènerait pas à constater de dépréciation. 2.6 Le total des actifs et des passifs des filiales contrôlées destinées à être cédées dans le délai maximumde douzemois et pour lesquelles Natixis a initié la recherche active d’un acquéreur, constitue des actifs et passifs non courants présentés de manière distincte sur deux lignes spécifiques du bilan consolidé. Un groupe d’actifs et de passifs destiné à être cédé peut-être un groupe d’UGT, une UGT ou une partie d’UGT. Le groupe peut inclure des actifs et des passifs de l’entité y compris des actifs courants, des passifs courants ainsi que des actifs exclus des dispositions de la norme IFRS 5 en matière d’évaluation. Dès lors qu’un actif non courant dans le périmètred’IFRS 5 en matière d’évaluation, fait partie d’un groupe destiné à être cédé, les dispositions de la norme IFRS 5 en matière d’évaluation s’appliquent au groupe dans son ensemble, de sorte que le groupe est évalué au montant le plus bas entre sa valeur comptable et sa juste valeur nette des coûts de cession. Lorsque la juste valeur du groupe d’actifs et de passifs est inférieure à la valeur nette comptable globale de ces derniers, Natixis plafonne le montant de la dépréciation aux actifs non courants (goodwill, immobilisations incorporelles et corporelles) évalués selonIFRS 5. Filiales destinées à être cédées

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