BPCE_DOCUMENT_REFERENCE_2017

RAPPORT FINANCIER Comptes consolidés IFRS du Groupe BPCE au 31 décembre 2017

La charge annuelle au titre des régimes à prestations définies comprend le coût des services rendus de l’année, le coût financier net lié à l’actualisation des engagements et le coût des services passés. Le montantde la provisionau passif du bilan correspondau montant de l’engagement net. Les avantages postérieurs à l’emploi sont classés en régimes à cotisations définies ouen régimesà prestations définies. Régimes à cotisations définies L’employeur est seulement engagé à payer des cotisations fixées d’avance à un assureur ou à une entité externe à l’entreprise. Les avantages qui en résultent pour les salariés dépendent des cotisations versées et du rendementdes placementseffectués grâce à ces cotisations. L’employeur n’a pas d’obligation de financer des compléments si les fonds ne sont pas suffisants pour verser les prestationsattenduespar les salariés. Le risque actuariel (risque que les prestations soient moins importantes que prévu) et le risque de placement(risque que les actifs investisne soient pas suffisantspour faire face aux prestations prévues) incombent aux membres du personnel. Les régimes d’avantages à cotisations définies sont comptabilisés comme des avantages à court terme. La charge est égale à la cotisation due au titre de l’année. Il n’y a pas d’engagement à évaluer. Régimes à prestations définies Dans les régimes à prestations définies, le risque actuariel et le risque de placement incombent à l’entreprise. L’obligation de l’entreprisen’est pas limitée au montant des cotisationsqu’elle s’est engagée à payer. C’est notamment le cas lorsque le montant des prestations que recevra le personnel est défini par une formule de calcul et non pas par le montant des fonds disponibles pour ces prestations. C’est aussi le cas lorsque l’entreprise garantit directement ou indirectement un rendement spécifié sur les cotisations,ou lorsqu’ellea un engagementexplicite ou implicite de revaloriserles prestations versées. Le coût et l’obligationqui en résultent pour l’entreprisedoivent être appréhendéssur une base actualiséecar les prestationspeuvent être versées plusieurs années après que les membres du personnel ont effectué les services correspondants. Les paiementssur base d’actions concernentles transactionsdont le paiementest fondé sur des actions émises par le groupe,qu’ils soient dénoués par remise d’actions ou réglés en numéraire, le montant dépendant de l’évolution de la valeur des actions. La charge supportéepar le groupe est évaluée sur la base de la juste valeur à la date d’attributiondes options d’achat ou de souscription d’actions attribuées par certaines filiales. La charge globale du plan est déterminée en multipliant la valeur unitaire de l’option par le nombre estimé d’options qui seront acquises au terme de la période d’acquisitiondes droits, compte tenu des conditionsde présence des bénéficiaires et des éventuelles conditions de performance hors marché attachéesau plan. La charge pour le groupe est enregistréeen résultat à compter de la date de notificationaux salariés, sans attendre, le cas échéant, que les conditionsnécessairesà leur attributiondéfinitivesoient remplies (processus d’approbation ultérieur par exemple), ni que les bénéficiaires exercent leurs options. PAIEMENTS FONDÉS SUR BASE 4.11 D’ACTIONS

Dans le cas des plans dénoués par remise d’actions, la contrepartie de la charge figure en augmentation des capitaux propres. Pour les plans dénoués en numéraire, pour lesquels le groupe supporte un passif, la charge correspond à la juste valeur du passif. Ce montant est étalé sur la période d’acquisition des droits par la contrepartied’un compte de dettes réévalué à la juste valeur par le résultat àchaque arrêté. IMPÔTS DIFFÉRÉS 4.12 Des impôts différés sont comptabiliséslorsqu’ilexiste des différences temporellesentre la valeur comptable et la valeur fiscale d’un actif ou d’un passif et quelle que soit la date à laquelle l’impôt deviendra exigible ourécupérable. Le taux d’impôt et les règles fiscales retenus pour le calcul des impôts différés sont ceux résultant des textes fiscaux en vigueur et qui seront applicables lorsque l’impôt deviendra exigible ou récupérable. Les impositions différées sont compensées entre elles au niveau de chaque entité fiscale. L’entité fiscale correspond soit à l’entité elle-même, soit au groupe d’intégrationfiscale s’il existe. Les actifs d’impôts différés ne sont pris en compte que s’il est probable que l’entité concernée puisse les récupérer sur un horizon déterminé. Les impôts différés sont comptabilisés comme un produit ou une charge d’impôt dans le compte de résultat, à l’exception de ceux afférant: aux écarts de revalorisation sur les avantages postérieurs à ● l’emploi; aux gains et pertes latents sur les actifs financiersdisponiblesà la ● vente ; aux variations de juste valeur des dérivés désignés en couverture ● des flux de trésorerie. pour lesquels les impôts différés correspondantssont enregistrés en gains et pertes latents comptabilisésdirectementen autres éléments du résultat global. Les dettes et créances d’impôts différés ne font pas l’objet d’une actualisation. ACTIVITÉS D’ASSURANCE 4.13 Les actifs et passifs financiers des sociétés d’assurance suivent les dispositionsde la norme IAS 39. Ils sont classés dans les catégories définies par cette norme et en suivent les règles d’évaluation et le traitement comptable. Les passifs d’assurance restent en grande partie évalués selon le référentiel français, dans l’attente d’un complément au dispositif actuel de la norme IFRS4. En effet, en applicationde la phase I de la norme IFRS 4, les contrats se répartissent en trois catégories : les contrats qui génèrent un risque d’assurance au sens de la ● norme IFRS 4 : cette catégorie recouvre les contrats de prévoyance, retraite, dommages aux biens, contrats d’épargne en unité de compte avec garantie plancher. Les règles de valorisation des provisions techniques définies par le référentiel local sont maintenues sur ces contrats ; les contrats financiers tels que les contrats d’épargne qui ne ● génèrent pas un risque d’assurance sont comptabilisés selon la norme IFRS 4 s’ils contiennent une participation aux bénéfices discrétionnaire, pour lesquels les règles de valorisation des provisions techniques définies par le référentiel local sont également maintenues ;

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