EDF / Document de référence 2018
ÉTATS FINANCIERS Annexe aux comptes consolidés
pour les premières années, les flux correspondent au Plan à Moyen Terme ■ (PMT). Sur l’horizon du PMT, les prix de l’énergie et des matières premières sont déterminés sur la base des prix forward disponibles et tiennent compte des couvertures, au-delà de l’horizon du PMT, les flux sont estimés sur la base d’hypothèses ■ de long terme élaborées pour chaque pays dans lequel le Groupe contrôle des actifs industriels et pour chaque énergie, dans le cadre d’un processus mis à jour annuellement. Les prix à moyen et long terme de l’électricité sont le résultat d’une construction analytique assemblant d’une part différentes briques d’hypothèses telles que la croissance économique, le prix des matières premières (pétrole, gaz, charbon) et du CO 2 , la demande en électricité, les interconnections, les évolutions du mix énergétique (développement des énergies renouvelables, capacité nucléaire installée…) et d’autre part, des modèles fondamentaux d’équilibre entre l’offre et la demande. Sur chaque objet d’hypothèse, le Groupe s’appuie notamment sur les analyses d’organismes externes (par exemple pour les matières premières et le CO 2 , qui influent au premier ordre sur le prix de l’électricité, le Groupe va comparer ses scénarios avec ceux d’organismes tels que l’AIE, IHS ou encore Wood Mackenzie, sachant que chacun de ces analystes propose lui-même un cône de scénarios correspondant à des environnements macroéconomiques différents), les revenus liés aux mécanismes de capacité sont également pris en compte ■ dans la valorisation des actifs de production, le cas échéant dès l’horizon du PMT, dès lors que les pays ont introduit ou annoncé la mise en place d’un système de rémunération de capacité. Plusieurs variables sont susceptibles d’influencer significativement les calculs : les évolutions des taux d’actualisation ; ■ les évolutions des prix de marché de l’énergie et des matières premières et de la ■ réglementation tarifaire ; l’évolution de la demande et la part de marché du Groupe ainsi que le taux ■ d’attrition des portefeuilles clientèle ; la durée d’utilité des installations ou la durée des contrats de concession, le cas ■ échéant ; les taux de croissance retenus au-delà des plans à moyen terme et les valeurs ■ terminales considérées, le cas échéant. Les pertes de valeur comptabilisées relatives à des goodwill sont irréversibles. 1.3.16 Le classement et l’évaluation des actifs financiers dépendent du modèle de gestion et des caractéristiques contractuelles des instruments. En application de la norme IFRS 9, lors de leur comptabilisation initiale, les actifs financiers sont classés au coût amorti, à la juste valeur par capitaux propres ou à la juste valeur par résultat. Au sein du Groupe, les actifs financiers comprennent les titres de capitaux propres (en particulier les titres de participation non consolidés), les titres de dettes, les prêts et créances au coût amorti y compris les créances clients et comptes rattachés ainsi que la juste valeur positive des instruments financiers dérivés. Les instruments financiers affectés aux actifs dédiés sont présentés en note 45. Les passifs financiers comprennent les emprunts et dettes financières, les dettes fournisseurs et comptes associés, les concours bancaires et la juste valeur négative des instruments financiers dérivés. Les actifs et passifs financiers sont présentés au bilan en actifs ou passifs courants ou non courants selon que leur échéance est inférieure ou supérieure à un an, à l’exception des dérivés de transaction, qui sont systématiquement classés en courant. Modalités d’évaluation 1.3.16.1 et de classification des actifs et passifs financiers Les instruments financiers sont évalués à leur juste valeur, qui correspond au prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors d’une transaction normale constatée sur le marché principal ou le plus avantageux, à la date d’évaluation. Actifs et passifs financiers
aux principes énoncés ci-dessus. Dans le cas où le prix de cession est supérieur à la valeur comptable de l’actif, l’excédent est différé et amorti sur la durée du contrat de location. Contrats de location simple 1.3.14.2 Les contrats de location ne correspondant pas à la définition d’un contrat de location-financement sont qualifiés de contrat de location simple et comptabilisés comme tels. Les charges de loyer sont réparties linéairement sur la durée du contrat de location. Accords qui contiennent des contrats de 1.3.14.3 location Conformément à l’interprétation IFRIC 4, le Groupe identifie les accords qui, bien que n’ayant pas la forme juridique d’un contrat de location, transfèrent le droit de contrôler l’utilisation d’un actif ou d’un groupe d’actifs spécifiques au preneur du contrat. Les accords ainsi identifiés sont assimilés à des contrats de location et sont analysés au regard des dispositions de la norme IAS 17 en tant que tels pour être qualifiés soit de contrat de location simple soit de contrat de location-financement. À chaque arrêté et conformément à la norme IAS 36, le Groupe détermine s’il existe un indice montrant qu’un actif a pu perdre notablement de la valeur. Par ailleurs, au moins une fois par exercice, le Groupe effectue un test de dépréciation des unités Génératrices de Trésorerie (UGT) ou groupes d’UGT comprenant un actif incorporel à durée de vie indéterminée ou auxquelles tout ou partie d’un goodwill a été affectée. Les tests de dépréciation sont réalisés selon les modalités suivantes : le Groupe mesure les éventuelles pertes de valeur des actifs à long terme et des ■ goodwill par comparaison entre la valeur comptable de ces actifs, le cas échéant regroupés au sein d’UGT, et leur valeur recouvrable ; les UGT correspondent à des ensembles homogènes générant des flux ■ identifiables indépendants. Elles reflètent la manière dont les activités sont gérées au sein du Groupe : il peut s’agir d’un sous-groupe lorsque l’activité est optimisée de façon globale en son sein ou bien d’UGT déterminées au sein d’un sous-groupe correspondant à différents types d’activités (thermique, renouvelable, services) lorsque ces dernières sont gérées indépendamment. Les goodwill sont affectés aux UGT bénéficiant des synergies provenant de l’acquisition ; la valeur recouvrable de ces UGT est la valeur la plus élevée entre la juste valeur ■ nette des coûts de sortie et la valeur d’utilité. Lorsque cette valeur recouvrable est inférieure à la valeur inscrite au bilan, une perte de valeur est comptabilisée pour la différence en « Pertes de valeur », en s’imputant en priorité sur les goodwill puis sur les actifs immobilisés de l’UGT concernée ; la juste valeur correspond au prix potentiel, qui serait reçu de la vente de l’actif ■ lors d’une transaction normale entre des acteurs économiques ; le calcul de la valeur d’utilité repose sur la projection de flux de trésorerie futurs : ■ sur un horizon cohérent avec la durée de vie et/ou d’exploitation de l’actif : ■ pour certains actifs incorporels à durée de vie indéfinie (exemple : ■ marques), au-delà de l’horizon observable ou modélisable, une valeur terminale est déterminée sur la base d’une actualisation à l’infini d’un flux normatif, n’intégrant pas de projets de développement autres que ceux actés à la ■ date d’évaluation, actualisés à un taux reflétant le profil de risque de l’actif ou de l’UGT ; ■ les taux d’actualisation retenus s’appuient sur le Coût Moyen Pondéré du Capital ■ (CMPC) de chacun des actifs ou groupes d’actifs concernés. Ils sont déterminés par zone géographique et par activité selon la méthode du MEDAF. Les CMPC sont calculés après impôts ; les flux de trésorerie futurs sont calculés sur la base de la meilleure information ■ disponible à la date d’évaluation : Pertes de valeur des goodwill, immobilisations incorporelles et corporelles 1.3.15
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