Document d'enregistrement universel 2023
4 PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE Rapport de développement durable
Évalué leurs conséquences potentielles : Les premières évaluations des risques climatiques physiques ont démarré en 2021 sur quelques sites, pour caler la méthode de travail. En 2022, elles ont été étendues : ● aux projets de nouveaux sites ; ● aux sites de nos fournisseurs lors des décisions d’homologation de nouveaux fournisseurs ; ● aux sites ciblés par des opérations de fusions/acquisitions. En 2023, les risques climatiques physiques des 90 sites prioritaires ont été évalués. La poursuite des évaluations des sites existants du Groupe est prévue sur 2024/2025. Défini des solutions d’adaptation qui limiteraient les impacts les plus significatifs : Des solutions sont déjà identifiées dans le cadre de la gestion des risques d’approvisionnement et de continuité des opérations : ● constituer un stock stratégique de produits finis ou de matières premières ; ● créer un lieu de stockage sur un autre site que le site de production ; trouver un second fournisseur ; ● industrialiser un produit du Groupe dans une seconde usine ; ● homologuer une autre matière première en substitution Les premières solutions d’adaptation complémentaires seront Des solutions sont déjà mises en œuvre dans le cadre de la gestion des risques d’approvisionnement et de continuité des opérations (cf. supra). Un premier grand chiffrage des besoins de solutions d’adaptation complémentaires sera conduit en 2024. Objectif 3 : Protection et utilisation durable de l’eau et des ressources aquatiques et marines Le règlement Taxonomie demande : D’avoir identifié les risques matériels liés à la qualité de l’eau ou au stress hydrique dus à notre activité : Ces risques ont été identifiés et sont régulièrement revus : ● Matérialité d’un risque vis-à-vis du stress hydrique : 9 sites sont classés dans des zones dites à stress hydrique élevé selon WRI Aqueduct (baseline water stress) ou WWF Water Risk Filter (water depletion). Deux de ces sites sont en Europe ; ● Matérialité d’un risque vis-à-vis de la qualité de l’eau : nos sites industriels sont des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE, ou équivalent dans les autres pays européens). Si le risque est matériel : D’avoir fait l’évaluation d’impact environnemental suivant la Directive 2011/92/EU et d’avoir traité les risques dans le but d’atteindre un bon état des eaux et un bon potentiel écologique identifiées, là où jugées nécessaires, à partir de 2024. Défini un plan de mise en œuvre de ces solutions :
Des études d’impact sont exigées par les règlementations nationales pour chaque projet d’impact notable sur l’environnement. ● Stress hydrique : Le Groupe Michelin a démontré dans les années passées sa capacité à s’engager sur des objectifs de réduction des prélèvements d’eau de ses sites, incluant consommation et rejets, et à respecter ses engagements. Ainsi avait-il déjà réduit de 28 % ses prélèvements d’eau en 2019 par rapport à 2010, en valeur absolue. L’objectif du Groupe en 2030 est de réduire les prélèvements d’eau comprenant les consommations et les rejets, pondérés du coefficient de stress hydrique propre à chaque site, de 33 % par rapport à 2019. L’ambition du Groupe à l’horizon 2050, est d’avoir zéro impact sur la disponibilité de l’eau pour les communautés locales. ● Qualité de l’eau : Nous opérons dans chaque pays conformément à la réglementation locale, notamment en Europe où chaque pays a la responsabilité de transposer les exigences de la Directive 2000/60/EU dans la règlementation locale. Nous réalisons des études d’impact conformément aux exigences des règlementations nationales pour chaque projet d’impact notable sur l’environnement. Nous avons lancé en 2023 un plan pour améliorer notre connaissance des rejets de nos sites au-delà des exigences de la règlementation locale et de la capacité d’acceptation des milieux receveurs. Cette étude, sur 3 sites pilotes, se poursuit début 2024. Depuis 2016, Michelin répond au questionnaire CDP Water Security et a obtenu, la note B en 2023. La condition (1) que l’activité ne doit pas empêcher de parvenir à un bon état écologique des eaux marines ou ne détériore pas les eaux marines lorsqu’elles sont déjà en bon état au sens de l’article 3, point 5), de la directive 2008/56/CE, n’est pas pertinente pour Michelin, dans la mesure où les opérations ne rejettent pas directement d’eau dans la mer. Objectif 4 : Transition vers une économie circulaire, prévention des déchets et recyclage Le règlement Taxonomie demande que l’activité évalue la disponibilité et, dans la mesure du possible, adopte des techniques qui soutiennent : La réutilisation et l’utilisation de matières premières secondaires et de composants réutilisés dans les produits fabriqués : Michelin se mobilise en faveur d’une meilleure utilisation des ressources et s’appuie sur son approche d’économie circulaire « 4R » (« Réduire, Réutiliser, Recycler, Renouveler ») pour intégrer une part croissante de matériaux renouvelables et recyclés dans ses produits (voir la partie 4.1.1.2). De plus, elle s’appuie sur l’implémentation d’une approche d’éco-conception et sur l’utilisation des Analyses de Cycle de Vie. À cette fin, Michelin accélère ses innovations et met en place une nouvelle direction opérationnelle pour orchestrer la circularité des matériaux
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(1) Insérée par le règlement délégué (UE) 2023/2485 du 27.6.2023.
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DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2023_ MICHELIN
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