Document d'enregistrement universel 2023
4 PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE Rapport de développement durable
Les raisons de ces progrès remarquables sont doubles. Il s’agit à la fois de gains liés à des projets de réduction des prélèvements d’eau réalisés combinés à des actions liées à un changement d’état d’esprit et de « chasse aux gaspillages » vis-à-vis de la ressource en eau. Les exemples suivants illustrent la mise en place de leviers contribuant à la stratégie de réduction des prélèvements en eau du Groupe : ● Resende, Brésil : le site a installé une pompe à chaleur sur le système de génération d’eau froide permettant ainsi de réduire la consommation de vapeur de l’usine. Ainsi 7 000 m 3 /an sont économisés, soit 1,6 % des prélèvements annuels d’eau de l’usine. ● Manaus, Brésil : le site réutilise désormais l’eau d’étanchéité de certaines pompes à vide dans ses chaudières. Grâce à cette réutilisation, 15 500 m 3 /an sont économisés. ● Laem Chabang, Thaïlande : le site a travaillé afin de réduire les purges au niveau de ses tours aéroréfrigérantes. Grâce à l’optimisation dans le dosage de biocides combiné à un pilotage optimisé des débits, le cycle de concentration dans les tours a été augmenté d’un facteur 1,75 ce qui permet de réduire les appoints d’eau de 1 660 m 3 /mois. ● Nongkae, Thaïlande : le site récupère désormais les condensats des centrales de traitement d’air et les réutilise au niveau des tours aéroréfrigérantes. Ceci permis d’économiser 700 m 3 /mois. ● Vitoria, Espagne : l’usine réutilise l’eau des purges de ses tours en appoint de son procédé de fabrication de renforts métalliques après traitement par osmose inverse. Ceci permet de réduire les prélèvements du site de 20 000 m 3 /an. Parallèlement à ces projets réalisés, trois audits sur l'eau ont été conduits, sur les usines de Victoria en Roumanie, Laem Chabang en Thaïlande et Resende au Brésil. Ces audits ont permis d’identifier des leviers supplémentaires qui ont été incorporés dans les plans d’actions de ces usines. REJETS AQUEUX Michelin mène une réflexion pour définir une stratégie sur la qualité des eaux rejetées par ses sites industriels. Actuellement, tous nos sites industriels respectent les limites règlementaires inscrites dans leurs permis d’exploiter. Le pourcentage de conformité à la réglementation est un indicateur suivi par chaque site dans le cadre du Système de Management de l’Environnement (SME) en place (qui est régulièrement audité). Conscient de la nécessité d’aller au-delà de la conformité aux réglementations locales, le groupe Michelin a lancé en 2023 un plan visant à améliorer la connaissance de l’impact potentiel des eaux rejetées sur les milieux receveurs. Deux méthodologies sont testées sur 3 sites pilotes : l’une inspirée du Guide SBTN (Science-based targets for Nature) étape 3 : Eau douce, et l’autre inspirée du ministère de l’Environnement Français sur la compatibilité des eaux rejetées avec le milieu
récepteur. Le Groupe espère que ces connaissances accrues contribueront à définir le bon niveau d’ambition en termes de qualité de l’eau rejetée qui est intrinsèquement liée au contexte local de chaque site. Déclarations dans le domaine de l’eau Depuis 2016, Michelin répond au questionnaire CDP Water Security , déclarant ses prélèvements d’eau par source et par zone à stress hydrique élevé (en ligne avec le GRI-303-3). Michelin a obtenu la note B en 2023 (1) . 4.1.1.4 g) Prévenir les rejets dans le sol Au travers du Système de Management Environnemental, le Groupe met en œuvre une démarche de prévention des risques de déversements accidentels et chroniques. Elle repose sur trois éléments fondamentaux : un mode de fonctionnement bien défini, la sensibilisation aux enjeux d’impact environnemental et des actions concrètes. En complément de la démarche de prévention des risques de pollution, des prescriptions concernant les « sites et sols pollués » (SSP) s’appliquent à l’ensemble du Groupe, dans le but de limiter les risques sur la santé humaine et/ou l’environnement liés aux activités du Groupe et de permettre le développement du business. Elles imposent : ● l’utilisation d’une méthodologie par étapes suivant les standards internationaux d’études SSP (investigations documentaires, investigations in-situ, choix du mode de remédiation, remédiation et monitoring) ; ● de se faire accompagner dans la démarche par des prestataires de service experts du domaine SSP ; ● de prendre en compte les usages actuels et futurs ; ● de considérer, si besoin, les impacts induits à l’extérieur du site en aval d’une pollution en complément des impacts au sein des limites physiques des propriétés du Groupe. Ces prescriptions s’ajoutent aux exigences réglementaires locales en vigueur, notamment si ces dernières ne sont pas suffisantes pour préserver la santé, l’environnement et la réputation du Groupe. Elles s’appliquent à chaque étape de la vie industrielle du Groupe (acquisition, fusion, intégration, mouvements de sol sur les sites en exploitation, location, cession). 4.1.1.4 h) Limiter les nuisances sonores et olfactives Même si elles ne présentent pas de risque sur la santé, les nuisances olfactives n’en constituent pas moins un enjeu pour les usines du Groupe, parfois situées dans un environnement urbanisé. Les éventuelles odeurs sont générées par le processus de transformation de certains types de caoutchouc naturel indispensables à la fabrication des pneus. Le Groupe met en œuvre des solutions standardisées fondées sur l’oxydation thermique des effluents qui sont appliquées sur plusieurs sites en Europe et sur le site de Shenyang, en Chine. Le Groupe poursuit l’exploration de nouvelles techniques.
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(1) https://www.michelin.com/durable/entreprise/planete/preservation-ressources-naturelles.
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DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2023_ MICHELIN
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