Document d'enregistrement universel 2023

4 PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE Rapport de développement durable

Aujourd’hui, 22 sites du Groupe disposent d'installations d’énergies renouvelables : ● Installations photovoltaïques : quatre sites en Thaïlande, six sites en Allemagne, trois sites en Chine, deux sites en Espagne et un site en Inde et en France ; ● Chaudières biomasse : deux sites en France ; ● Achat de chaleur issue de l’incinération de déchets : deux sites en France ; ● Achat de chaleur produite à partir de biomasse : un site en France. Par rapport à ce qui aurait été émis avec les sources d’énergie précédemment utilisées, les installations d’énergies renouvelables présentes sur les sites du Groupe ont permis d’éviter l’émission de près de 57 100 tonnes de CO 2 en 2023 , dont 47 000 tonnes viennent directement diminuer les émissions de CO 2 du Groupe (contre 33 000 en 2019). En 2023, le site de Shenyang (Chine) a inauguré une installation de panneaux photovoltaïques d’une capacité de 19,8 MWc, s’ajoutant aux 6MWc déjà installés. Le site d'Alméria (Espagne), a mis en place une nouvelle installation photovoltaïque de 3MWc. Les phases de tests ayant été programmées sur la fin d’année 2023, le fonctionnement en marche courante est prévu dès janvier 2024. Le site de Nyiregyhaza (Hongrie) a inauguré sa première chaudière électrique et, en fin d’année, une deuxième était soumise aux ultimes phases de tests. En parallèle, des pompes à chaleur ont été mises en service et assurent le chauffage de divers bâtiments et entrepôts du site. Sur le site de Golbey (France), deux pompes à chaleur sont en cours de démarrage pour un fonctionnement effectif prévu sur le premier trimestre 2024. Ces nouvelles installations sont alimentées en électricité garantie d’origine renouvelable. À fin 2023, plusieurs autres projets sont à l’étude tels que l’installation d’une chaudière biomasse et de panneaux photovoltaïques à Cuneo en Italie. L'installation de chaudières biomasse, au Brésil sur le site de Campo Grande et en France sur le site de Montceau-les-Mines. Enfin, trois projets d’installation photovoltaïques font l’objet d’études approfondies en Allemagne, en Indonésie et aux États ‑ Unis. Suppression du charbon Aujourd’hui, quatre sites sont encore équipés de chaudières charbon, dans le Groupe : Olsztyn (Pologne), Louisville (États-Unis), Bassens (France) et Pirot (Serbie). Un site, Shenyang (Chine), achète de la vapeur issue du charbon. En 2018, la Gouvernance Environnement du Groupe (1) a validé l’engagement de sortir du charbon pour l’alimentation en énergie des usines d'ici 2030. Des études visant à substituer le charbon par une autre source d’énergie primaire, notamment le gaz ou la biomasse issue de sources durablement gérées, sont en cours pour chacun des cinq sites.

En 2023, la part du charbon est en diminution par rapport à 2019 dans la consommation de combustible sur trois de ces sites : à Bassens (France), 28 % au lieu de 46 %, à Olsztyn (Pologne) 40 % au lieu de 95 %, et à Louisville : 41 % au lieu de 74 %. En 2023, à Olsztyn, deux avancées ont été réalisées : ● une deuxième chaudière charbon a été remplacée par une chaudière gaz (la première l'avait été en 2019) ; ● un contrat a été signé pour la fourniture d'un appoint de chauffage, qui permettra d'arrêter définitivement la 3 e chaudière charbon du site en 2025. Ce chauffage sera généré à partir de combustibles comportant au moins 50 % de biomasse et au plus 50 % de charbon. Le charbon ne représentera alors plus que 5 % de la consommation énergétique du site. Ce charbon résiduel devra être éliminé d'ici 2030. Substitution du fioul lourd fossile par du fioul issu de déchets de biomasse Fin 2023, le site de Waterville (Canada) a testé un nouveau combustible liquide produit à base de déchets de bois de scieries et du secteur forestier (LCFO - Low Carbon Fuel Oil ). Ce test de deux semaines était commandité par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, l'Agence de promotion économique du Canada atlantique et le Carrefour d’innovation de la Nouvelle-Écosse. Dans le cadre du test, l’une des chaudières du site a été modifiée pour être adaptée au combustible LCFO. Un livre blanc d'évaluation des résultats est en cours d'élaboration par un laboratoire indépendant. Achat d’électricité garantie d’origine renouvelable Depuis 2017, les sites du Groupe implantés dans l’Union européenne consomment de l’électricité d’origine renouvelable, principalement sous la forme d’achat d’électricité assortie de Garanties d’Origine telles que définies par la Directive 2018/ 2001/ CE (2) , et dans une moindre mesure, sous la forme de Garanties d’Origine dégroupées. Des achats d’électricité assortie de certificats d’origine ont débuté en 2021 au Brésil, en Serbie et en Chine, et en 2022 en Thaïlande. Au total, en 2023, ceci a représenté plus de 2 389 000 MWh pour lesquels des certificats d’origine ont été dûment annulés, soit plus de 52 % de l’électricité consommée, ce qui a permis d’éviter 727 000 tonnes de CO 2 . Sans ces achats d’électricité renouvelable, les émissions du Groupe 2023 auraient été supérieures de 34 %. En 2023, le Groupe a poursuivi sa stratégie d'achat d'électricité renouvelable aux États-Unis et au Mexique, avec des contrats à déployer en 2024. Installations sur site en autoconsommation En Asie, huit sites ont consommé de l’électricité d’origine renouvelable produite sur site, achetée dans le cadre de On-site Power Purchase Agreements, représentant 1 % de la consommation du Groupe. Au total, le Groupe a consommé 23,9 % d’énergie d’origine renouvelable en 2023, (énergies thermique et électrique confondues). [SASB TR-AP-130a.1]

(1) Cf. 4.1.1 Environnement/La Gouvernance Environnement. (2) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=uriserv:OJ.L_.2018.328.01.0082.01.ENG.

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DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2023_ MICHELIN

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