DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021

4 COMMENTAIRES SUR L’EXERCICE Perspectives pour Natixis

Perspectives pour Natixis 4.6

Après le rebond observé en 2021, la croissance devrait ralentir significativementdans les principalesrégions du monde, du fait de la fin des effets de rattrapages, de la dissipation des plans de soutien budgétaire et de la réduction progressive du soutien des banques centrales. Aux États-Unis, les effets des plans de soutien aux ménages sont pratiquement achevés. Le gouvernement projette maintenant l’adoption et la mise en œuvre d’un plan d’infrastructuresmais dont les effets seront lissés et visibles sur plusieursannées. Le marché du travail montre des signes d’essoufflement, malgré un taux de chômage désormais très proche de son niveau d’avant pandémie. Dans un contexte d’inflation élevé qui en outre pourrait pousser la Fed à remonter ses taux directeurset à commencerà réduire la taille de son bilan dès 2022, la croissance du PIB devrait atteindre environ 3 % en 2022 contre environ 6 % en 2021. En zone euro où la reprise a été légèrement plus tardive qu’aux États-Unis en raison d’un contexte sanitaire différent et de mesures plus restrictives, les effets de rattrapage devraient encore agir en 2022. Les taux d’épargne des ménages fin 2021 n’étaient pas revenus à leur niveau d’avant crise, ce qui suggère qu’il reste des marges de soutien pour la consommation privée. Les marchés du travail devraient également poursuivre leur amélioration. Dès lors, aussi bien les facteurs de soutien de l’offre, que de la demande, plaideraient pour une normalisation douce des taux de croissance vers des rythmes relativement robustes. Sans les effets de base dus aux épisodes de « stop and go » liés aux confinements, une croissance de 4,3 % en 2022 après 5,5 % en 2021 peuêttre attendue. En ce qui concerne l’activité de Natixis, 2022 poursuivra le déploiementdu nouveauplan stratégiqueà horizon 2024, annoncé le 8 juillet 2021. Ce plan stratégiquefixe les axes de développementdes différents pôles de Natixis, et les cibles financières à horizon 2024. Pour Natixis, « BPCE 2024 » constitue un plan de croissance et d’investissement, illustré par un taux de croissance annuel moyen 2020-2024 du Produit Net Bancaire de l’ordre de 5 %, accompagné d’une amélioration du coefficient d’exploitation. Pour le pôle Gestion d’actifs et de fortune, la croissancemoyenne annuelleduProduitNetBancaireestattendueà plusde3 % sur la période 2020-2024 avec un effet marché très limité et sans croissance externe. Pour le pôleBanquede grandeclientèle,la croissancemoyenneannuelle du Produit Net Bancaire est attendue à environ 7 % sur la période 2020-2024, avec des revenus green multipliés par 1,7 entre e2t02024. Pour le pôle Assurance, la croissance moyenne annuelle du Produit Net Bancaire est attendue à environ 6 % sur la période 2020-2024, accompagné d’un objectif de taux d’équipement IARD/Prévoyance pour les clients particuliers BanquesPopulaireset Caisses d’Epargne d’environ 35 % en 2024. Pour le pôle Paiements, la croissance moyenne annuelle du Produit Net Bancaire est attendue à environ 9 % sur la période 2020-2024. Enfin, ainsi que BPCE et Natixis l’avaient annoncé dans le cadre du plan stratégique arrêté le 8 juillet 2021, le Groupe BPCE conduit une évolution de son organisation en rattachant les métiers Assurances et Paiementsde Natixis S.A. à BPCE ainsi que le transfert par Natixis à BPCE de l’intégralité des actions détenues par Natixis dans la société Natixis Immo Exploitation(NIE) et en modifiant l’organisation des directions fonctionnellesen regroupant au sein de BPCE S.A. les activités ayant vocation à être mises en commun.

Cette évolution a pour objectif d’accélérer la dynamique de développement de l’ensemble des métiers du Groupe BPCE en leur apportant les moyens d’accroître leur manœuvrabilité stratégique, leur développement au service des clients et leur performance, au travers d’une simplification de son organisation. La réalisation de cette opération approuvée par le conseil d’administrationdu 10 février 2022 et par les autoritésréglementaires pourrait intervenir dans le courant du 1 er trimestre 2022. Les perspectivesà venir pourraient par ailleurs être impactées par le contexte géopolitique. Fin février 2022, la Fédération de Russie a lancé une action militaire d'envergure en Ukraine. Alors que l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN, la réaction occidentaleà cette invasion a été forte. De manière concertée, l’Union européenne, les Etats-Unis et de nombreux autres états ont adopté une série de sanctions inédites, prévoyant notamment le gel des avoirs à l’étranger de la Banque centrale russe, l’exclusion de certaines banques russes de SWIFT, de multiples groupes occidentauxannonçant par ailleurs leur désengagement de la Fédération de Russie. Même si le sujet essentiel de l’énergie et du gaz naturel demeure pour l’instant hors du champ des mesures prises de part et d’autre, les Etats-Unis et la Grande Bretagne ont annoncé leur intention d’interdire l’importation de pétrole et de gaz russes. Par ailleurs, de nouvelles mesures et sanctions économiques pourraient être adoptées, notamment par l’Union européenne et les Etats-Unis, et des mesures et sanctions économiques en représailles pourraient être adoptées par la Fédération de Russie. Ce conflit pourrait avoir des conséquencesmajeures sur l’économie russe mais aussi sur les économies occidentales et plus généralement sur l’économie mondiale. Le risque de défaut de paiement sur la dette russe, la montée de l’inflation et la perte de pouvoir d’achat pour la population en Russie sont conséquents. Une remise en cause des perspectives de croissance et une pression inflationniste accrue ne peuvent être écartées tant aux Etats-Unis qu’en Europe. S’agissant des expositions nettes de garanties (expositions directes en bilan et hors bilan nettes de garanties sur des clients russes ou ukrainiens), au 28 février 2022, elles sont respectivement de 788 (1) millions d’euros sur la Russie (dont 615 millions d’euros - en donnée de gestion - sur des contreparties Corporates et Financements structurés) et de 63 (2) millions d’euros sur l’Ukraine. En outre, dans le métier de la Gestion d’actifs pour le compte des clients du Groupe, l’exposition sur la Russie des différents fonds gérés par les sociétés de gestion de Natixis Investment Managers, correspondant principalement à des investissements dans des obligations émises par l’Etat russe, est de 302 millions d’euros (en donnée de gestion) au 28 février 2022, et de 97 millions d’euros (en donnée de gestion) sur l’Ukraine.

En donnée de gestion - Expositions brutes : eq. 1 310 millions d’euros sur la Russie. (1) En donnée de gestion - Expositions brutes : eq. 122 millions d’euros sur l’Ukraine. (2)

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