DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
4 COMMENTAIRES SUR L’EXERCICE Faits majeurs de l’année 2021
Pétrole 4.1.1.4 Le prix moyen du Brent s’est établi à 70,9 $/b en 2021, en fort rebond par rapport à 2020 (43/2 $/b). La hausse durant l’année aura été pratiquement linéaire, avec un cours moyen de 61 $/b au premier trimestre, à 79 $/b au quatrième trimestre. L’année aura été marquée par la poursuite de la reprise de la demande. La demande saisonnière dans l’hémisphère nord a été très forte à partir de mai. L’OPEP+ pouvait dès lors signer un nouvel accord en juillet mettant progressivement fin à ses réductions de production d’ici septembre 2022. La volatilité à la hausse des marchés du gaz naturel aux troisième et quatrième trimestres a entraîné un nouveau renchérissement des prix du pétrole. 4.1.1.5 L’année 2021 est marquée par des performances records pour les principaux indices des économies développées (S&P500 + 27 %, Eurostoxx 50 + 20,4 %), alors que les indices émergents sont restés largement en recul (- 4,6 % pour le MSCI EM $ et - 13,8 % pour le HSI). En Europe comme aux États-Unis, les performances ont été majoritairement tirées par les résultats, qui n’ont cessé de surperformer les attentes. À l’inverse, les valorisationsmesurées par les ratios P/E 12m forward ont reculé tout au long de l’année. Le 1 er trimestre a été favorable aux actions (MSCI World $ à + 4,7 % hors dividendes), tirées par le rebond macro, la reflation et enfin la hausse des taux US, qui aura pénalisé les segments actions les plus chers et favorisé les secteurs cycliques/value (bancaires, automobiles). Le 1 er trimestre 2021 aura été marqué par deux épisodes de risque actions temporaires avec le short squeeze GameStop en janvier (rachat en urgence des titres vendus à découvert du détaillant de jeux vidéo) et, en Asie, le deleveraging forcé du hedge funds Archegos en mars. L’Europe a surperformésur le trimestre et les indices ont retrouvé leur niveau d’avant crise (début 2020), tandis que le S&P500 et le DowJones atteignaient de nouveaux plus hauts historiques. Actions
Le deuxième trimestre 2021 a confirmé la tendance haussière des principaux indices actions (MSCI World + 7,3 % et + 12,3 % YTD). Le « reflation trade » du 1 er trimestre (pari d’une reprise préférentielle des valeurs cyclique en sortie de crise) a cessé au deuxième trimestre, amenant le Nasdaq à surperformer très largement (+ 11,2 %). Malgré un flux d’information très bien orienté en Zone Euro, les indices européens sous-performent les indices américains. À l’exception d’un rattrapage massif en Amérique latine, les actions sont restées haussières au deuxième trimestre mais avec des caractéristiques qui ont changé par rapport au 1 er trimestre (préférence pour les secteurs défensifs, sous-performancedu style Value), le marché anticipant un retour à une croissance et une inflation plus molles et des banques centrales toujours accommodantes. Les volatilités ont également reculé. Après cinq trimestres consécutifs de hausse marquée, les indices actions marquaient le pas au troisième trimestre (MSCI World - 0,35 %, S&P500 et SXXP très proches de 0 %). Les indices émergents sous-performaient très fortement (MSCI EM $ - 8,8 % tirés à la baisse par la Chine) alors que le Nikkei se démarquait (+ 2,2 %). En fin de trimestre, le MSCI World $ constatait sa plus forte baisse de l’année, tout comme le S&P500 et l’Euro Stoxx (près de - 5 % au troisième trimestre). Septembreaura été le pire mois pour le MSCI World et le S&P500 depuis mars 2020. La baisse cumulée du Nasdaq au troisième trimestre était cependant inférieure à celle du 1 er trimestre (- 6,3 % vs - 10 % en mars dernier). Puis, les indices actions ont rebondi au quatrième trimestre (MSCI World $ + 7,5 %). Les marchés américains ont fortement surperformé :S&P500 à + 10,6 %, tiré par les bigs caps Techs, contre seulement + 6,2 % pour l’Euro Stoxx 50. Le MSCI Emergent $ reculait (- 1,7 %), pénalisé par la correction prolongée des indices chinois (- 5 % sur le trimestre). Malgré des risques macros toujours très forts : inflation durable amenant le durcissement des politiques des banques centrales, pandémie (5 e vague en Europe) et Chine, les marchés ont profité d’un flux d’information macro et micropositif pour progresser. Les nouvelles ambitions 2024 des métiers Global Financial Services (Gestion d’actifs et de fortune, Banque de grande clientèle) et Retail (Assurances, Paiements) de Natixis reposent sur trois principes : la diversification, au bénéfice des clients et du développement.Ce V principe vise à : enrichir de manière sélective notre proposition de valeur fondée V sur nos expertises, pour mieux accompagnernos clients et viser les meilleurs taux de satisfaction, combiner nos forces avec les réseaux Banque Populaire et V Caisse d’Epargne pour partir en conquête sur des segments à potentiel (ex : ETI et Santé), et conquérir de nouveaux clients en Europe, en Amérique et en V Asie-Pacifique. Cette diversification devrait notamment se traduire en 2024 par ~ 500 millions d’euros de revenus additionnels pour Natixis Corporate & Investment Banking (CIB) sur nos 8 industries cœurs, une contribution des actifs privés à la profitabilité de Natixis InvestmentManagers (IM) supérieure à 25 %, et un Net Promoter Score supérieur à 40 pour l’Assurance non vie et les Paiements ;
Faits marquants concernant les métiers de Natixis 4.1.2 À la suite de la clôture de l’offre publique d’achat simplifiée déposée par BPCE sur les actions de la société Natixis, ouverte du 4 juin 2021 au 9 juillet 2021 inclus, BPCE a annoncé le 13 juillet 2021 détenir 91,80 % du capital et des droits de vote de Natixis (1) . Conformément à l’avis de l’Autorité des Marchés Financiers publié le même jour (D&I n° 221C1758 du 13 juillet 2021), BPCE a procédé, le 21 juillet 2021, au retrait obligatoire de toutes les actions Natixis qui n’avaient pas été apportées à l’offre publique (2) , aux mêmes conditions financières que l’offre publique d’achat simplifiée, soit 4 euros par action de la société Natixis. En conséquence, du fait de la mise en œuvre réussie du retrait obligatoire, Natixis n’est, depuis le 21 juillet 2021, plus cotée en Bourse. Cette évolution s’inscrit dans le cadre d’un projet industriel et ambitieux au service du développement des métiers de Natixis et de la simplification de ses filières fonctionnelles lancé par le Groupe BPCE et comprennant notamment le rattachement direct des métiers Assurances et Paiements à BPCE.
Par ailleurs, en juillet 2021, le Groupe BPCE a publié son nouveau plan stratégique BPCE 2024. Ce plan stratégique fixe les axes de développement des différents métiers du Groupe et les cibles financières à horizon 2024.
BPCE est en outre réputée détenir par assimilation (i) 2 461 581 actions Natixis autodétenues et (ii) 4 664 262 actions Natixis au titre de promesses d’achat et de vente (1) prévues par les accords de liquidité conclus entre BPCE et les salariés et dirigeants du Groupe bénéficiaires d’actions Natixis attribuées gratuitement, représentant ensemble environ 0,23 % du capital et des droits de vote. Ces actions assimilées ne sont pas reprises dans le pourcentage ci-dessus. À l’exception des (i) 2 461 581 actions Natixis autodétenues et (ii) 4 664 262 actions Natixis au titre de promesses d’achat et de vente prévues par les accords de liquidité (2) conclus entre BPCE et les salariés et dirigeants du Groupe bénéficiaires d’actions Natixis attribuées gratuitement.
240
NATIXIS DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Made with FlippingBook - professional solution for displaying marketing and sales documents online