Compagnies des Alpes // Document d'enregistrement universel 2019
4 DÉCLARATION DE PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE Enjeux environnementaux
91 % des sites du Groupe pratiquent la collecte sélective des déchets dans les bureaux administratifs ; 100 % (1) des sites ont mis en place le tri des principaux déchets générés dans le cadre de l’exploitation courante ou des travaux du site ( back-end ). Ceux-ci sont ensuite apportés à des filières de valorisation adaptées ; 55 % des Parcs de loisirs ont mis en place un tri et une collecte sélective auprès des clients dans les allées des parcs, que cela concerne l’ensemble des poubelles des parcs, ou une partie. En revanche, lorsqu’il est mis en place, la qualité du tri est un axe de progression fort qu’il reste à travailler. Une première étape consiste donc à augmenter le taux de collecte sélective sur les principaux déchets et la qualité du tri. Que ce soit pour l’une ou l’autre des activités, un certain nombre de déchets ne sont pas pesés. Par exemple, le bois et les gravats issus des travaux d’été dans les Domaines skiables sont en général réemployés, les gravats pouvant servir à combler si nécessaire des pistes. Aussi certains sites apportent leurs déchets non dangereux en déchetterie ou à leur fournisseur, sans obtenir de bordereau correspondant. En conséquence de leur très forte variabilité en fonction des travaux, le Groupe ne pilote pas le volume ou le poids des déchets générés (sauf en ce qui concerne les bio-déchets). Prolonger la durée de vie des installations et des équipements : le quotidien des techniciens du Groupe Les activités du Groupe sont fortement capitalistiques. La durée d’utilité des immobilisations peut aller jusqu’à 30 ans ou 40 ans pour les remontées mécaniques ou les attractions. Ainsi, les équipes techniques du Groupe travaillent au quotidien sur l’entretien, la maintenance et la réparation des équipements, pour prolonger leur durée de vie en bon état d’exploitation et en conformité avec les réglementations. L’activité de modification et de déplacement de remontées mécaniques démarrée en 2011 par Ingelo (filiale interne d’ingénierie du Groupe), est désormais devenue son activité cœur de métier. Ainsi, 13 télésièges ont été déplacés/modifiés de 2011 à 2019, ainsi que 9 téléskis. La filiale a créé, et occupe ce marché « d’occasion » sur lequel les constructeurs d’équipements ne se positionnent pas. Ingelo est donc devenu un acteur maison de l’économie circulaire, en recyclant et réutilisant au mieux les anciens équipements, pour les réinstaller sur de nouvelles implantations, en lieu et place d’un matériel neuf. Ainsi, ce sont environ 360 tonnes d’acier (gares, véhicules, pinces, pylônes et potences) qui ont été réutilisées sur les 2 dernières opérations effectuées sur l’exercice 2019 : TSD Crète (268 t), TSF Cibouit (94 t). Sur les 5 dernières opérations, cela correspond à une quantité cumulée de près de 1 000 tonnes d’acier réutilisées. Depuis de nombreuses années, le Groupe s’intéresse au retrofit de dameuse à un rythme moyen de 2 opérations par an. Ceci consiste à remettre en état un véhicule, en remplaçant uniquement les composants anciens ou obsolètes par des composants plus récents. Ces opérations (près de dix machines rétrofitées fonctionnent aujourd’hui dans nos stations) permettent d’augmenter la durée de vie, de valoriser des équipements et les savoir-faire des équipes en privilégiant une logique de réparation. Écoconception Un axe fort de progrès est la mise en place progressive d’une réflexion pour réduire les déchets à la source, notamment en travaillant avec les fournisseurs et aussi en concevant des approches alternatives.
Ceci se traduit aujourd’hui par quelques démarches ciblées, comme par exemple : remplacement des verres en plastique à usage unique par des Eco-cups, arrêt des pailles en plastique et de leur proposition systématique dans les Parcs de loisirs ; passage aux bouteilles en verre consignées dans les Restaurant du lac, puis du Cirque (2020) au parc Astérix ; élimination des plastiques à usage unique dans les bureaux des sièges (recours au lave-vaisselle), ou recommandation de plateaux- repas minimisant les déchets d’emballages ; évolution vers des regroupements de commandes et des emballages de livraison plus grands sur de nombreux sites ; recyclage de pylône de Téléski pour en faire un CATEX (à Sevabel), conception réhabilitant une ancienne structure plutôt qu’un remplacement (ex. : nouvelle gare de TC Brévières) ; achat d’aérosols réutilisables à STGM, analyse d’huile visant à optimiser les fréquences des vidanges. Les Parcs de loisirs ont initié des premières actions pour lutter contre le gaspillage alimentaire, à travers de multiples initiatives présentes sur un ou plusieurs sites : depuis deux ans, le restaurant Saveurs du Soleil du Parc du Futuroscope participe à la démarche collective « Mon resto engagé » portée par la CCI de la Vienne, visant une démarche de réduction des pertes alimentaires ; l’optimisation de la planification du nombre de visiteurs attendus dans nos sites, ou la mise en place de système de réservation sont aussi des actions qui permettent de limiter le gaspillage du fait d’une meilleure gestion du stock ; le contrôle des portions : utilisation de portions standardisées, mise en place de contenants de plus petite quantité, réduction de la taille des pains proposés ; le suivi des fiches techniques de préparation, et la sensibilisation des employés par la formation ; le suivi quotidien des pertes, et en fin de saison, le don des produits alimentaires ayant une Date Limite de Consommation qui ne va pas jusqu’à la réouverture du site au public. Par ailleurs, 50 % de nos sites Parcs de loisirs ont mis en place la pesée et la séparation des bio-déchets de préparation de cuisine et retours d’assiettes sur la plupart des unités de restauration, afin d’alimenter des sites de méthanisation. Au total, sur l’exercice cela a concerné pas moins de 140 tonnes de bio-déchets qui sont ainsi valorisés. La connaissance concrète des volumes est la première étape à l’action pour identifier les sources du gaspillage alimentaire, et lutter contre le gaspillage de manière davantage structurée. Restaurant d’entreprise Les Parcs de loisirs ont vocation à capitaliser sur l’expérience conduite par le Parc du Futuroscope concernant le restaurant du personnel, expérience pionnière en la matière au sein du Groupe. Une enquête de satisfaction et une étude des causes de gaspillage alimentaire ont permis de prendre des mesures afin de diminuer le gaspillage alimentaire, par exemple en adaptant les plats proposés. Ensuite, des pratiques innovantes y sont testées, comme l’envoi des déchets organiques déshydratés vers une filière d’entomoculture Lutte contre le gaspillage alimentaire et valorisation des déchets alimentaires Restaurants des Parcs de loisirs
(1) Les sites de Paris, Chambéry et le groupe Travelfactory sont exclus puisqu’ils ne sont pas concernés par ce type de déchets.
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