Compagnie des Alpes // Document d'enregistrement universel 2021
4 DÉCLARATION DE PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE Enjeux environnementaux
Amélioration de la connaissance l Prosnow : la SAP (à La Plagne) est une des stations pilote pour le projet PROSNOW qui vise la conception d’un démonstrateur de prévisions climatiques et météorologiques, alimentant un système de gestion de la neige à l’échelle d’une semaine jusqu’à plusieurs mois. Face à la forte variabilité des conditions météorologiques, notamment en fin d’automne, l’amélioration de la capacité à anticiper les prévisions à toutes les échelles pourrait renforcer la capacité d’adaptation en temps réel des gestionnaires de station, et potentiellement aboutir à un meilleur usage de la ressource en eau. l Les observatoires de l’eau : pour une meilleure gestion, la Compagnie des Alpes souhaite aussi s’appuyer sur une meilleure connaissance de la ressource en eau locale, à l’échelle de chacun de ses sites et des bassins-versants des cours d’eau prélevés. Ainsi, 5 sites ont d’ores et déjà rajouté un volet « ressource en eau » dans leurs observatoires environnementaux, avec parfois rajouts de débitmètres dans les cours d’eau de prélèvement lorsque l’information n’est pas disponible par ailleurs. Un 6 e site a participé au schéma de conciliation des usages de l’eau à l’échelle de la commune. Tout comme pour les volets faune et flore, l’objectif est d’avoir des données d’aide à la décision pour limiter les impacts quantitatifs et qualitatifs. l Projet Hydroski : Compagnie des Alpes soutient un projet de recherche (INRAE, CNRS, CNRM-Météo France) visant à modéliser la perturbation hydrologique liée à la présence d’un domaine skiable à différentes échelles de bassins versants, en climat actuel et projections selon les scénarios de changement climatique. Le projet est finalisé et les conclusions sont en cours de relecture par un comité scientifique. 4.3.4.2 L’eau dans les Parcs de loisirs Dans les Parcs de loisirs, l’eau est utilisée par les attractions (bassins, arrosage), les bassins pour animaux et dans les restaurants, toilettes et hôtels destinés aux visiteurs.
Les volumes d’eau utilisés sont sensibles aux quantités et périodes de chute de neige, notamment en prévision de l’ouverture des Domaines skiables en fin d’année civile. Les Domaines skiables limitent le recours à l’eau de ville en privilégiant les solutions de captage de l’eau de surface et de récupération de trop- plein. Ainsi, 99,9 % de l’eau utilisée pour la neige de culture provient d’eau de surface, ou d’eau de forage.
ORIGINE DE L’EAU POUR LA PRODUCTION DE NEIGE DE CULTURE
3,2 % Eau de forage
0,1 % Eau de ville
96,7 % Eau de surface
Stockage et processus de production Pendant l’hiver, les cours d’eau de montagne connaissent une période d’étiage, pendant laquelle leur débit est au plus bas. Pour limiter les prélèvements pendant les étiages hivernaux, les stations du Groupe ont fait un effort particulier, dans la construction de retenues collinaires qui permettent de stocker l’eau quand elle est abondante en montagne (ex : printemps avec la fonte de la neige). Elles permettent de lisser le prélèvement sur le milieu et de mettre à disposition un volume d’eau permettant d’optimiser la production pendant les fenêtres de froid disponibles et les conditions d’humidité optimales, potentiellement pendant des périodes de temps réduites. Les retenues collinaires sont une solution adaptée à la gestion quantitative de l’eau et permettent de limiter l’impact qualitatif des prélèvements en périodes d’étiages. Leur impact sur la biodiversité étant potentiellement important lors des phases de construction, en particulier lorsqu’elles impactent les milieux et zones humides de manière significative, ces impacts sont identifiés et réduits pendant la phase projet, voire compensés si nécessaires. En 2021, le Groupe a lancé avec INRAE une étude visant à identifier des pistes de conception de retenues collinaires favorables à la biodiversité. Cette étude a été restituée en présence de nombreuses parties prenantes scientifiques, administratives ou associatives. Une fois les travaux des réseaux réalisés, la neige fabriquée n’est rien d’autre que de l’eau transformée en cristal sous l’effet des basses températures et aucune transformation chimique ni aucun additif n’est utilisé. L’eau prélevée dans la nature pour cet usage est restituée au cycle de l’eau sans traitement nécessaire, principalement lors de la fonte, ou à moindre échelle du fait de l’évaporation. Depuis plusieurs années, les Domaines skiables utilisent des techniques de préparation et de damage des pistes qui permettent de limiter la quantité de neige nécessaire à la pratique du ski tout en assurant une qualité de service très élevée. L’utilisation de radars, le travail des surfaces des pistes par un profilage idéal et un bon engazonnement permettent également de diminuer la quantité de neige nécessaire à l’ouverture d’une piste. L’objectif poursuivi est la production de « juste quantité » de neige de culture.
PARCS DE LOISIRS : ORIGINE DE L’EAU CONSOMMÉE
~ 0 % Eau de surface
42,2 % Eau de ville
57,8 % Eau de forage
L’eau consommée par les Parcs de loisirs est issue de forages à 57,8 % (sites du Parc Astérix et du Parc du Futuroscope et de France Miniature), puis d’eau de ville à 42 % et de manière très marginale d’eau de surface (Bellewaerde). Les Parcs de loisirs veillent à un usage raisonné de la ressource en eau par des actions variées, incluant le repérage des fuites (par exemple via la mise en place de sous-compteurs) ou l’installation de robinets mousseurs, temporisés ou infrarouge, de chasses double flux mais aussi la récupération d’eaux pluviales pour alimenter les sanitaires ou arroser les espaces verts. Le parc de Bellewaerde détient par ailleurs une station de traitement de l’eau. Une fois retraitées, les eaux usées sont vérifiées par rapport aux règles environnementales locales, par des contrôles à la fois internes et des contrôles externes indépendants.
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