EDF_DOCUMENT_REFERENCE_2017

PRÉSENTATION DU GROUPE EDF Description des activités du Groupe

Catégorie Fil de l’eau

Puissance Productible moyen sur 50 ans

3,6 GW 8,9 GW 3,1 GW 4,2 GW 240 MW

17,2 TWh 15,8 TWh 8,8 TWh 1,1 TWh 0,5 TWh

Lac

1.

Éclusées

Transfert d'Energie par Pompage

Marémotrice

La sûreté hydraulique 1.4.1.5.1.2 La sûreté hydraulique est constituée de l’ensemble des dispositions prises lors de la conception des aménagements hydroélectriques et durant leur exploitation pour assurer la protection des personnes et des biens contre les dangers liés à l’eau et dus à la présence ou au fonctionnement des ouvrages. La sûreté hydraulique est la préoccupation majeure et permanente du producteur (voir section 2.2.2.4.2 « Le domaine hydraulique »). Elle comporte trois activités principales : la maîtrise des risques liés à l’exploitation, par l'information auprès des usagers ■ (campagnes de communication, information des intervenants en rivière, mobilisation d'hydroguides en période estivale) concernant les variations de niveau des plans d’eau ou de débit des cours d’eau à l’aval des ouvrages ; la gestion des ouvrages durant les périodes de crues, pour assurer la sécurité des ■ installations et des populations ; la prévention du risque majeur que représente la rupture d’un ouvrage ■ hydraulique, par la surveillance et la maintenance des ouvrages sous le contrôle des services de l’État, principalement des Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Parmi les barrages les plus importants, 68 d’entre eux font l’objet d’une procédure administrative particulière (« plan particulier d’intervention ») mise en œuvre par le préfet compétent. EDF pratique une surveillance et une maintenance régulière des barrages, notamment par une auscultation continue. De plus, pour chacun des 150 grands barrages, une revue de sûreté est réalisée tous les dix ans, qui inclut un diagnostic complet opéré avec des moyens subaquatiques ou une vidange de la retenue. Ces opérations sont effectuées sous le contrôle rigoureux des services de l’État (DREAL et STEEGBH – Service technique de l’énergie électrique des grands barrages et de l’hydraulique). Par ailleurs, la réalisation d’études exhaustives contributives à la sûreté constitue une obligation réglementaire pour le propriétaire ou le concessionnaire d’un barrage : à ce titre EDF, qui dispose de 240 études de danger couvrant l'ensemble des ouvrages soumis à cette exigence, a délivré en 2017 aux services de contrôle de l’État la mise à jour de 5 études de danger et a réalisé 145 revues de sûreté sur les 156 attendues d'ici 2018. Elles consolident une vision d’ensemble des ouvrages et des parades associées qui s’avère satisfaisante (1) . En 2017, la sûreté hydraulique du parc d’EDF s’est maintenue à un niveau satisfaisant avec un événement important pour la sûreté hydraulique (EISH) classé « orange » (événement ayant entraîné une mise en danger de personnes au sens de l’arrêté du 21 mai 2010). 11 EISH classés « jaunes » (événements traduisant une non-conformité sans mise en danger des personnes) ont été comptabilisés cette année. Les principaux indicateurs continuent d’afficher un bon niveau : la détection des événements significatifs sans caractère de gravité (appelés ■ ESSH 0) par les équipes de terrain augmente, avec 3 613 événements détectés (3 391 en 2016) ; le nombre d’événements ayant eu des conséquences externes (ESSH ≥ 1) est ■ faible : 32 événements sont survenus ; le nombre de sites à l’aval des ouvrages, présentant une sensibilité élevée aux ■ risques liés aux variations de débit, est réduit de 114 en 2005 à 12 en 2016 et 2017 ; la gestion des aménagements hydroélectriques a été correctement maîtrisée lors ■ des crues survenues cette année. Enjeu majeur de la sûreté hydraulique, la maîtrise des risques liés au vieillissement des installations a été renforcée, et la politique de maintenance à long terme a été

actualisée en 2012. Avec près de 600 millions d’euros investis dans la sûreté hydraulique entre 2012 et 2017, EDF y consacre une part conséquente de son budget de maintenance. Depuis 2006, les programmes d’ingénierie du parc hydraulique en exploitation sur les volets sûreté et performance se poursuivent avec un fort niveau d'investissement, en assurant un pilotage particulier des opérations majeures à enjeux de sûreté en y apportant une visibilité nationale. L’objectif est la mise à niveau technique et la maintenance renforcée des ouvrages, afin de maintenir dans la durée un niveau élevé de sûreté hydraulique et de préserver les performances techniques du parc. À fin 2017, 486 dispositifs et moyens particuliers (2) sont effectifs, en baisse par rapport à 2016, et suivis sur les cinq familles d’ouvrages prioritaires : galeries, canaux, barrages, conduites forcées et vannes. La performance du parc de production 1.4.1.5.1.3 hydraulique Un parc fortement automatisé et surveillé à distance Afin d’exploiter au mieux la souplesse de son outil de production hydraulique, EDF a engagé depuis de nombreuses années des programmes ambitieux d’automatisation, de conduite à distance des centrales hydrauliques et de gestion centralisée de vallée. Aujourd’hui, les centrales les plus importantes du parc hydraulique d’EDF, qui représentent plus de 15 GW, soit environ 75 % de sa puissance hydraulique installée, sont gérées à distance depuis quatre centres de conduite capables de modifier leur programme de fonctionnement à tout instant pour répondre aux besoins du système électrique et aux opportunités économiques du marché de l’électricité. Afin d’améliorer la fiabilité des centrales les plus importantes, EDF a raccordé ces centrales à 5 centres régionaux d’exploitation en charge de surveiller les paramètres physiques (température, vibration, etc.) des machines, permettant de détecter au plus tôt toute dérive et ainsi d'éviter les incidents. Performances techniques du parc et conditions hydrauliques 2017 Sujette aux aléas climatiques de la ressource en eau, la production hydraulique peut varier significativement suivant les années. L’année 2017 se caractérise par une production en net retrait en raison de conditions hydrologiques fortement déficitaires avec des mois historiquement secs. La production d’électricité d’origine hydraulique en France continentale a été de 37,1 TWh hors déduction de la consommation d’électricité nécessaire au fonctionnement des stations de transfert d’énergie par pompage, et de 30,1 TWh nette de la consommation liée au pompage. Les indicateurs de production 2017 traduisent un niveau de performance très satisfaisant, avec un taux de perte interne (3) historiquement bas de 3,5 % (4,5 % en 2016). Le taux de réponse à la sollicitation du parc, c’est-à-dire le taux de réussite de la réponse aux ordres de démarrage reçus par les centrales, s'établit à 99,31 % (99,32 % en 2016). L’indisponibilité du parc hydraulique d’EDF est de 15,1 % pour des travaux d’entretien et de maintien du patrimoine (indisponibilité programmée) réalisés dans le cadre de la maintenance des installations, et de 2,3 % pour des prolongements de travaux et des avaries (indisponibilité fortuite). EDF a également engagé depuis 2011 un projet ambitieux de modernisation de la performance industrielle de son parc hydraulique, pour un montant global de 840 millions d’euros 2010 à l’horizon 2021. Ce projet, intitulé « RenouvEau », vise à moderniser la maintenance et l’exploitation du parc hydraulique, à travers notamment la rénovation des installations électriques, du contrôle-commande et des outils informatiques de gestion, de maintenance et d’exploitation, afin d’améliorer la sûreté, la performance opérationnelle et la compétitivité du parc hydraulique. Le déploiement généralisé du projet se terminera avant 2020.

Pour en savoir plus, consultez le rapport 2016 de l’Inspecteur pour la sûreté hydraulique, disponible sur le site internet d’EDF. (1) Un dispositif ou moyen particulier est une mesure temporaire pour préserver un état acceptable de sûreté, performance et sécurité des personnes. (2) La perte interne est l’énergie des débits non turbinés, dont les volumes n'ont pas pu être stockés. Le taux de perte interne est obtenu en divisant la perte interne par la production (3) réalisée de l'année à laquelle on rajoute la perte interne.

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DF I Document de référence 2017

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