EDF_DOCUMENT_REFERENCE_2017

3.

INFORMATIONS ENVIRONNEMENTALES ET SOCIÉTALES − RESSOURCES HUMAINES Optimiser l’utilisation des ressources naturelles et préserver l’environnement

fonction de leur nature. Ils sont conditionnés par EDF de manière hermétique dans des conteneurs adaptés pour éviter toute dissémination de la radioactivité en multipliant les barrières de protection. Ceci permet à la fois d’assurer un transport sécurisé vers les centres de l’ANDRA, et de préparer leur stockage définitif. Parmi les déchets radioactifs, certains peuvent être éliminés. C’est le cas des déchets incinérables solides ou liquides (gants, combinaisons de travail, huiles, solvants…), brûlés dans le four de l’usine Centraco, exploitée par SOCODEI (filiale d’EDF). D’autres déchets peuvent voir leur volume considérablement réduit, ce qui facilite leur stockage : c’est le cas des déchets métalliques (vannes, pompes, outils…) fondus en lingots dans le four de fusion de cette même usine. Les déchets qui ne peuvent être ni recyclés ni éliminés doivent être placés dans un centre de stockage jusqu’à ce que leur radioactivité revienne au niveau de la radioactivité naturelle. Ils sont stockés dans les centres de l’ANDRA. 90 % du volume des déchets radioactifs générés par le parc nucléaire EDF disposent ainsi aujourd’hui d’une solution opérationnelle de stockage dans les centres de Morvilliers et de Soulaines (Aube). De nouveaux centres de stockage sont prévus pour les 10 % de déchets qui n’en bénéficient pas encore, essentiellement ceux issus du traitement du combustible usé, qui sont les plus radioactifs. Pour ces déchets, qui ont une durée de vie très longue, la loi de 2006 a retenu la solution d’un centre de stockage géologique (projet Cigéo). Un autre centre de stockage est à l’étude pour les déchets graphites des centrales nucléaires de première génération (actuellement en déconstruction). Conformément à la loi sur la gestion des déchets radioactifs de 2006, EDF contribue par ailleurs aux recherches sur la séparation-transmutation des déchets les plus radioactifs (transformation des radionucléides à durée de vie très longue en éléments stables ou à vie plus courte). L’ensemble du dispositif français de gestion des déchets radioactifs est contrôlé par des autorités indépendantes : la Commission nationale d’évaluation contrôle les travaux de l’ANDRA, et l’Autorité de sûreté nucléaire surveille l’ensemble des filières existantes et les projets à venir pour garantir leur sûreté et l’absence de risques pour la santé publique et l’environnement. Pour une description du traitement des déchets radioactifs de l’aval du cycle du combustible voir la section 1.4.1.1.4 « Cycle du combustible nucléaire et enjeux associés ». 3.4.8 De par son modèle d’activité de la conception à la fin de vie, le groupe EDF génère des déchets conventionnels lors des différentes phases de vie de ses actifs : phases de chantiers (construction, déconstruction, maintenance lourde), phases d’exploitation (boues de process par exemple), mais aussi déchets de bureau pour ses activités tertiaires. La gestion de ces déchets conventionnels d’EDF s’inscrit dans le cadre de la réglementation en vigueur, qui hiérarchise le mode de traitement de chaque type de déchets. Les déchets dits conventionnels sont les déchets évacués dans l’année vers une filière extérieure, produits pendant les phases de chantiers, d’exploitation et par les activités tertiaires. Ils ne comprennent pas les déchets radioactifs, comptabilisés séparément car relevant d’une réglementation et de filières spécifiques. Les cendres de charbon et le gypse issus du process font l’objet d’un bilan spécifique compte tenu des quantités produites et des débouchés qui permettent leur valorisation (filière cimentière principalement). Le bilan porte exclusivement sur les déchets évacués des sites et ne comptabilise pas les déchets restant stockés sur site en attente d’évacuation, ou les matériaux réemployés sur site (cas de terres et gravats par exemple), ni les équipements faisant l’objet d’un réemploi (ventes ou dons). Les déchets de construction et de déconstruction sont pris en compte dans le présent reporting lorsque leur gestion relève de la responsabilité du groupe EDF. Les déchets dont la gestion relève de la responsabilité des prestataires ne sont en revanche pas pris en compte. Dans sa politique de développement durable, le groupe EDF s’engage à limiter les impacts environnementaux de ses installations et activités. Appuyée sur le système de management environnemental certifié ISO 14001, la gestion des déchets conventionnels respecte la hiérarchie des déchets et privilégie la réduction à la source notamment par la réparation, le réemploi, le recours aux produits éco-conçus et aux éco-produits, le tri, la valorisation matière (particulièrement pour les déchets de chantier qui constituent la quantité la plus importante). LES DÉCHETS CONVENTIONNELS

commercialisent pour leurs clients des offres intégrant l’efficacité énergétique des équipements, l’utilisation des énergies renouvelables dans les bâtiments, l’autoconsommation (Offre « Mon soleil et moi »), l’encouragement à des comportements sobres en énergie et des solutions innovantes de récupération d’énergie (récupération des calories des eaux usées à Roquebrune Cap-Martin) ou d’utilisation de biomasse (chaufferie Nestlé avec Dalkia) ou de combustibles solides de récupération (Tiru). Lors des grands chantiers liés aux investissements, les matériaux sont valorisés (voir section 3.4.8 « Les déchets conventionnels »). La R&D développe des programmes visant à réduire l’utilisation des matières premières à l’image de la création de ZnR Batteries, spin-off du Groupe dédiée au développement de batteries zinc – air. Cette technologie utilise des matériaux faciles d’accès et non polluants pour fabriquer des batteries. Papier Depuis 2012, EDF a mis en place une politique de réduction de consommation de papier. Elle se traduit tout d’abord par le développement de la facturation électronique pour les clients particuliers. L’objectif fixé pour 2015 de 4,2 millions de clients concernés (soit 15 % des clients particuliers) a été largement dépassé et l’objectif 2016 a été porté à 5,5 millions. Le résultat a dépassé l’objectif : 5,65 millions de clients ont souscrit à la facture électronique, soit 21 % des clients particuliers. Pour 2017, le résultat a exactement atteint l’objectif de 6,5 millions de clients ; l’objectif est porté à 7,2 millions de clients pour 2018. Elle se traduit également par la mise en place d’un objectif de réduction d’achat de papier de bureau de 3 % par an. Cet objectif est reconduit chaque année depuis. Les résultats obtenus depuis sont largement supérieurs à l’objectif puisqu’en 2012 la consommation papier par salarié était de 24 kg équivalent CO 2 dans l’ann é e, en 2013 20 kg équivalent CO 2 par salarié, en 2014 17,6 kg équivalent CO 2 par salarié et en 2015 comme en 2016 on a atteint 11 kg équivalent CO 2 par salarié, soit une réduction de plus de la moitié du papier consommé trois ans. Le nouvel accord d’intéressement sur la période 2017-2019 contient un critère développement durable et numérique assis sur la baisse de la consommation de papier. Ce critère pèse 10 % du total. Il s’agit de la baisse en pourcentage annuel du nombre des impressions réalisées sur toutes les imprimantes connectées au réseau EDF (objectif annuel : - 15 %). Pour atteindre cet objectif et inciter le personnel à réduire les impressions papier, plusieurs mesures ont été mises en place : diminution du parc d’imprimantes, suppression des imprimantes individuelles, impression recto verso en noir et blanc de base sur les imprimantes, généralisation des impressions sécurisées avec mot de passe et enfin, sur certains sites, des campagnes chiffrées et ciblées (consommation annuelle de papier affichée) sont réalisées et affichées sur les lieux d’impression. Par ailleurs, 100 % du papier utilisé est FSC (recyclable et neutre en CO 2 ) et dispose du label « fleur européenne ». Chaque site EDF a mis en place une collecte sélective des papiers de bureau (1) . 3.4.7 La matrice de matérialité identifie la production et la gestion des déchets radioactifs et combustibles usés parmi ses enjeux matériels (enjeu n° 16 production et gestion des déchets radioactifs et combustibles usés). Cela fait référence aux enjeux techniques, environnementaux et financiers associés aux processus de traitement du combustible usé, à la gestion à long terme des déchets et au soutien aux filières de traitement et de recyclage. La production d’électricité d’origine nucléaire génère des déchets, dont certains sont radioactifs. Les plus gros volumes de déchets radioactifs sont issus de la déconstruction des centrales nucléaires (2) définitivement arrêtées : gravats (bétons, terres…), ferrailles et tuyaux. Mais les déchets les plus radioactifs sont issus essentiellement du traitement du combustible nucléaire usé. Tous les déchets sont répertoriés dans l’Inventaire national réalisé par l’ANDRA tous les trois ans et rendu public. Cela permet de garantir une gestion transparente et une traçabilité totale de tous les déchets radioactifs. Depuis 1985, le volume de déchets d’exploitation d’EDF a été divisé par trois à production d’électricité constante grâce aux progrès réalisés dans l’exploitation des centrales. Les déchets qui ne peuvent être évités sont systématiquement triés en LES DÉCHETS RADIOACTIFS

Voir l’évaluation PAP50, cf. section 3.8 « Notation extra-financière ». (1) Pour le développement de cet enjeu matériel, voir 1.4.1.1.6 « La déconstruction des centrales nucléaires ». (2)

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EDF I Document de référence 2017

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