BPCE_DOCUMENT_REFERENCE_2017

RAPPORT FINANCIER Comptes consolidés IFRS du groupe BPCE SA au 31 décembre 2017

de la clientèleet des droits acquis et projetésattachésaux comptes et plansd’épargne-logement. Les résultats des périodes futures sur la phase d’épargne sont déterminés, pour une génération considérée, par différence entre le taux réglementé offert et la rémunérationattendue pour un produit d’épargne concurrent. Les résultats des périodes futures sur la phase de crédit sont déterminés par différence entre le taux fixé à l’ouverture du contrat pour les PEL ou à un taux fonction de la phase d’épargne pour les contrats de CEL et le taux anticipé des prêts à l’habitat non réglementés. Lorsque la somme algébrique de la mesure des engagements futurs sur la phase d’épargne et sur la phase de crédit d’une même génération de contrats traduit une situation potentiellement défavorable pour le groupe, une provision est constituée, sans compensation entre les générations. Les engagements sont estimés par application de la méthode « Monte-Carlo » pour traduire l’incertitude sur les évolutions potentielles des taux et leurs conséquencessur les comportementsfuturs modélisés des clients et sur les encours en risque. La provision est inscrite au passif du bilan et les variations sont enregistrées en produits et charges d’intérêts. 4.6 Les produits et charges d’intérêts sont comptabilisésdans le compte de résultat pour tous les instruments financiers évalués au coût amorti en utilisant la méthodedu taux d’intérêt effectif, ainsi que les produits et charges d’intérêtsrelatifs aux actifs financiersdisponibles à la vente et aux engagementsde financement,et les intérêts courus des instruments dérivés de couverture. Le taux d’intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les décaissementsou encaissementsde trésorerie futurs sur la durée de vie prévue de l’instrument financier, de manière à obtenir la valeur comptable nette de l’actif ou du passif financier. Le calcul de ce taux tient comptedes coûts et revenusde transaction, des primes et décotes. Les coûts et revenus de transaction faisant partie intégrante du taux effectif du contrat, tels que les frais de dossier ou les commissionsd’apporteursd’affaires, s’assimilentà des compléments d’intérêt. Le groupe a choisi l’option suivante concernant la comptabilisation des intérêtsnégatifs: lorsque la rémunération d’un actif financier instrument de dettes ● est négative,elle est présentéeau comptede résultaten diminution des produits d’intérêts ; lorsque la rémunérationd’un passif financier instrument de dettes ● est positive, elle est présentéeau compte de résultat en diminution des charges d’intérêts. DE SERVICES Les commissionssont comptabiliséesen résultat, en fonction du type de services rendus et du mode de comptabilisationdes instruments financiers auxquels le service rendu est rattaché : les commissions rémunérant des services continus sont étalées en ● résultat sur la durée de la prestation rendue (commissions sur moyens de paiement, droits de garde sur titresen dépôts,etc.) ; les commissions rémunérant des services ponctuels sont ● intégralement enregistrées en résultat quand la prestation est réalisée (commissions sur mouvements de fonds, pénalités sur incidents de paiements,etc.) ; PRODUITS ET CHARGES D’INTÉRÊTS COMMISSIONS SUR PRESTATIONS 4.7

les commissions rémunérant l’exécution d’un acte important sont ● intégralementcomptabiliséesen résultat lors de l’exécutionde cet acte. Les commissionsfaisant partie intégrantedu rendementeffectif d’un instrumenttelles que les commissionsd’engagementsde financement donnés ou les commissionsd’octroi de crédits sont comptabiliséeset amorties comme un ajustementdu rendement effectif du prêt sur la durée de vie estiméede celui-ci.Ces commissionsfigurentdonc parmi les « Produits d’intérêts» et non au poste «Commissions». Les commissions de fiducie ou d’activité analogue sont celles qui conduisentà détenir ou à placer des actifs au nom des particuliers,de régime de retraite ou d’autres institutions. La fiducie recouvre notamment les activités de gestion d’actif et de conservation pour compte de tiers. 4.8 Les règles d’enregistrement comptable dépendent du caractère monétaireou non monétairedes élémentsconcourantaux opérations en devises réalisées par le groupe. À la date d’arrêté, les actifs et les passifs monétaires libellés en devises sont convertis au cours de clôture dans la monnaie fonctionnelle de l’entité du groupe au bilan de laquelle ils sont comptabilisés.Les écarts de changerésultantde cette conversionsont comptabilisés en résultat. Cette règle comporte toutefois deux exceptions: seule la composante de l’écart de change calculée sur le coût ● amorti des actifs financiersdisponiblesà la vente est comptabilisée en résultat, le complément est enregistré en « Gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global» ; les écarts de change sur les éléments monétaires désignés comme ● couverture de flux de trésorerie ou faisant partie d’un investissementnet dans une entité étrangèresont comptabilisésen « Gains et pertes comptabilisésdirectementen autres éléments du résultat global». Les actifs non monétaires comptabilisés au coût historique sont évalués au cours de change du jour de la transaction.Les actifs non monétairescomptabilisésà la juste valeur sont convertis en utilisant le cours de change à la date à laquelle la juste valeur a été déterminée. Les écarts de change sur les éléments non monétaires sont comptabilisésen résultat si le gain ou la perte sur l’élémentnon monétaire est enregistré en résultat et en « Gains et pertes comptabilisésdirectementen autres éléments du résultat global » si le gain ou la perte sur l’élément non monétaire est enregistré en « Gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global». ET ASSIMILÉES Les contrats de location sont analysés selon leur substance et leur réalité financière et relèvent selon le cas d’opérations de location simple oud’opérationsde location-financement. 4.9.1 Un contrat de location-financementse définit comme un contrat de location ayant en substance pour effet de transférer au preneur la quasi-totalitédes risques et avantages inhérents à la propriété d’un actif. Il s’analyse comme une acquisition d’immobilisation par le locataire financée parun crédit accordé parle bailleur. La norme IAS 17 relative aux contrats de location présente notammentcinq exemples de situationsqui permettentde distinguer un contratde location-financement d’un contrat de location simple: OPÉRATIONS EN DEVISES OPÉRATIONS DE LOCATION-FINANCEMENT 4.9 Contrats de location-financement

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